Presse le Mag Evreux

Angèle Riguidel :

l’art du « bricocyclage » !

Angèle Riguidel est une adepte du recyclage et du détournement d’objets. Une
véritable activité artistique qu’elle transmet avec beaucoup de passion et de poésie
lors des ateliers « bricocyclage » de la Maison des jeunes et de la culture.

Le Mag : Comment est né l’atelier « bricocyclage » de la MJC ?
Angèle Riguidel : J’ai été contactée par Cédric Charbonnier, chargé du développement associatif à la MJC. Il est à l’origine de cet atelier qui a débuté l’année dernière. Cela fonctionne très bien.
Nous allons d’ailleurs poursuivre l’activité à la rentrée.
Le Mag : Quel est le principe de cet atelier ?
A.R : Les gens viennent avec les objets qu’ils souhaitent recycler.
Je les guide et je leur apporte un soutien technique, ils ont ainsi une certaine liberté d’expression. Ils apprennent également à se familiariser avec l’outillage telles que perceuse, meuleuse et autre scie circulaire. Ils sont tous très heureux de repartir avec une pièce qu’ils ont conçue eux-mêmes. Le bricolage est très fédérateur, il facilite les échanges. Lors des ateliers, la nature des gens se révèle à travers leur manière de réaliser les objets.
Le Mag : Quels sont les objets les plus fabriqués ?
A.R : Il y a beaucoup de lampes, mais pendant la période de Noël nous avons également fabriqué des bijoux et divers cadeaux. Une séance dure deux heures et en général cela suffit pour terminer une pièce. Au départ, il vaut mieux se lancer dans des objets plutôt simples.
Le Mag : De quelle manière est née votre passion pour le recyclage ?
A.R : J’ai vécu dans un milieu familial très sensible au recyclage. Mes parents essayaient toujours de réparer les objets qui tombaient en panne. J’ai le souvenir d’avoir toujours bricolé. Aujourd’hui, j’ai presque un côté obsessionnel avec le recyclage. Je pense que cela permet de lutter contre notre société de consommation.
Le Mag : Vous avez suivi un cursus artistique particulier ?
A.R : Mon père aurait voulu que je devienne secrétaire, mais j’ai découvert le dessin et la sculpture grâce aux cours municipaux à Lisieux. J’ai ensuite effectué des études d’arts appliqués, puis j’ai travaillé comme styliste de mode dans l’industrie du textile. Depuis une vingtaine d’années, je me consacre entièrement au recyclage et au détournement d’objets divers et variés.
Le Mag : Vous aménagez également des caravanes ?
A .R : Effectivement, j’ai travaillé sur une première caravane au Havre lors de l’Ouest Park Festival l’an passé puis une autre à Évreux pour les Toiles des quartiers ainsi qu’une troisième pour le Festival Rock. C’est un exercice qui permet de faire beaucoup plus appel à l’imaginaire. C’est un exercice qui requiert une certaine ouverture d’esprit. Cela a aussi un côté expérimental. D’ailleurs, ce travail sur les caravanes m’a permis de franchir un palier. Au cours des dernières années, j’ai personnellement accumulé
beaucoup d’objets, maintenant je vais pouvoir les utiliser pour leur donner une seconde vie. Il faut parfois laisser mûrir les projets pour les voir aboutir. Tous les objets que je réalise au fil des années ont leur place dans mon parcours artistique. J’ai aussi le sentiment de suivre un certain cheminement sans savoir d’ailleurs où il va me mener.

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