Déchets Sauvages

Déchets sauvages est un parcours immersif végétal. Cette installation actuellement en cours de fabrication sera exposée à Macparis du 30 mai au 4 juin 2023 au design Bastille Center à Paris.

De loin, on discerne une forêt sauvage, un jardin extraordinaire très coloré, prolifique. En s’approchant on distingue des détails : de multiples variétés de fleurs, de feuilles, d’arbres aux couleurs et aux formes improbables, puis s’ensuit la découverte des matières premières : des éléments industriels ou des emballages, qui s’avèrent être des déchets reconnaissables (tuyaux d’arrosages, bâches de jardinages, yaourts, filets de légumes, grillages, cordons électriques, stores etc.).

Cette jungle monstrueuse est composée d’une grande variété d’espèces, tantôt proches d’une réalité connue, tantôt fantastique. Une fois arrivé à l’intérieur de l’installation, le visiteur fait face à un paysage qui évoque un voyage lointain et improbable, composé tel un tableau jouant sur les volumes, les formes, les matières et les couleurs, parfois drôle par ses astuces de construction, mais également effrayant par le panorama rarement visible de la consommation qu’il dresse. Les végétaux hybrides qui le composent sont rampants, invasifs, ils poussent et s’accrochent tels du liseron, une clématite ou de la glycine. Cette flore qui n’est pas organique mais créée de détritus transformés, assemblés et valorisés est à l’image de la nature.

Les objectifs derrières cette installation sont multiples. Le premier est d’intriguer, de surprendre et d’émerveiller les visiteurs. Mais l’objectif sous-jacent est de sensibiliser le public à la surconsommation, à la production de déchets et aux problèmes du recyclage. Je suis intimement convaincue que pour faire changer les modes de consommation il ne faut pas passer par la culpabilité mais par des sentiments positifs (c’est un des principes de Cradle-to-cradle).

Ainsi, l’installation peut être interprété comme le constat des conséquences désastreuses de la surconsommation, mais aussi comme une ode à la nature.

Celle-ci m’inspire comme modèle d’adaptabilité, de résilience, ainsi qu’un exemple social pour le futur.

Dans cette installation, la matière, et plus spécifiquement le déchet, est principale. Les matières issues de l’industrie deviennent végétaux, elles sont d’une certaine façon réinsérés dans un cycle aux apparences naturelles.

Ma démarche de création consiste en un va-et-vient entre l’observation de la nature et la recherche des capacités des matériaux à s’appliquer aux principes observés. Je scrute et jauge les propriétés physiques, mécaniques et sensibles des matériaux pour représenter au mieux les végétaux. Chaque matière possède une couleur, une texture, une forme et des qualités qui lui sont propres. Ma pratique étant basée sur les principes du recyclage depuis plus de vingt ans, je peux aujourd’hui efficacement identifier la meilleure manière de surcycler chaque matière ou objet, tout en gardant une démarche toujours expérimentale. Techniquement, on peut qualifier ma pratique de « low tech » : d’abord par l’usage exclusif de matières secondaires, et en utilisant le moins d’énergie possible : en favorisant les assemblages mécaniques plutôt que les assemblages chimiques je réduis l’impact environnemental de mon travail au minimum.

« Le déchet n’existe pas » Cradle to Cradle, Michael Braungart et William McDonough (2002).

Cette phrase est particulièrement en phase avec ma démarche de création : selon moi, tous les matériaux possèdent la capacité de devenir des créations. L’installation « Déchets Sauvages » serait une mise en pratique de cette idée où touts les déchets se transforment en un ensemble considérable et unique.

Cette installation fonctionne sur un principe de cycle fermé, sans apport de matières premières, ni d’énergie autre que physique, humaine. Pour ce qui est des déchets, ils sont glanés localement, autour de mon atelier. La matière vouée à être brûlée, enterrée, autrement dit «sous-cyclée», est ici considérée comme une matière à haute valeur ajoutée. Elle acquiert cette valeur par la transformation manuelle. C’est un processus long, mais n’ayant quasiment aucun impact sur l’environnement. L’installation est conçue pour être démontée, triée puis réutilisée sous de nouvelles formes dans d’autres projets, et ainsi adaptable à d’autres espaces et environnements, pour une création et un recyclage infinis. Notons également qu’aucun objet ou matière n’est utilisée « gratuitement » : je fais un travail constant de recherche concernant les propriétés intrinsèques de ceux-ci, pour les valoriser au mieux.

Cette installation est un exemple de création qui ne participe pas à l’épuisement des ressources, tout en ayant des dimensions monumentales et un impact visuel fort. Ce recyclage joyeux est stimulant pour les visiteurs qui comprennent d’un seul coup d’œil l’origine de l’œuvre et son processus de création.

L’œuvre proposée sensibilisera sans heurter les publics, par une vision écologique bénéfique qui préfère la fête et l’amusement à la culpabilité. Les déchets, non-dits de nos espaces quotidiens, invisibilisés semblent ne plus exister quand ils sont cachés de nos regards. Il s’agit dans cette installation de regarder le problème de face de façon apaisée et ludique.

 

RECHERCHES DECHETS-VEGETAUX:

 DECHETS PAR COULEUR

 

Déchets Sauvages avec des animaux pneus

Déchets Sauvages

Déchets sauvages est un parcours immersif végétal.

De loin, on discerne une forêt sauvage, un jardin extraordinaire très coloré, prolifique. En s’approchant on distingue des détails : de multiples variétés de fleurs, de feuilles, d’arbres aux couleurs et aux formes improbables, puis s’ensuit la découverte des matières premières : des éléments industriels ou des emballages, qui s’avèrent être des déchets reconnaissables (tuyaux d’arrosages, bâches de jardinages, yaourts, filets de légumes, grillages, cordons électriques, stores etc.).

Cette jungle monstrueuse est composée d’une grande variété d’espèces, tantôt proches d’une réalité connue, tantôt fantastique. Une fois arrivé à l’intérieur de l’installation, le visiteur fait face à un paysage qui évoque un voyage lointain et improbable, composé tel un tableau jouant sur les volumes, les formes, les matières et les couleurs, parfois drôle par ses astuces de construction, mais également effrayant par le panorama rarement visible de la consommation qu’il dresse. Les végétaux hybrides qui le composent sont rampants, invasifs, ils poussent et s’accrochent tels du liseron, une clématite ou de la glycine. Cette flore qui n’est pas organique mais créée de détritus transformés, assemblés et valorisés est à l’image de la nature.

Les objectifs derrières cette installation sont multiples. Le premier est d’intriguer, de surprendre et d’émerveiller les visiteurs. Mais l’objectif sous-jacent est de sensibiliser le public à la surconsommation, à la production de déchets et aux problèmes du recyclage. Je suis intimement convaincue que pour faire changer les modes de consommation il ne faut pas passer par la culpabilité mais par des sentiments positifs (c’est un des principes de Cradle-to-cradle).

Ainsi, l’installation peut être interprété comme le constat des conséquences désastreuses de la surconsommation, mais aussi comme une ode à la nature.

Celle-ci m’inspire comme modèle d’adaptabilité, de résilience, ainsi qu’un exemple social pour le futur.

Dans cette installation, la matière, et plus spécifiquement le déchet, est principale. Les matières issues de l’industrie deviennent végétaux, elles sont d’une certaine façon réinsérés dans un cycle aux apparences naturelles.

Ma démarche de création consiste en un va-et-vient entre l’observation de la nature et la recherche des capacités des matériaux à s’appliquer aux principes observés. Je scrute et jauge les propriétés physiques, mécaniques et sensibles des matériaux pour représenter au mieux les végétaux. Chaque matière possède une couleur, une texture, une forme et des qualités qui lui sont propres. Ma pratique étant basée sur les principes du recyclage depuis plus de vingt ans, je peux aujourd’hui efficacement identifier la meilleure manière de surcycler chaque matière ou objet, tout en gardant une démarche toujours expérimentale. Techniquement, on peut qualifier ma pratique de « low tech » : d’abord par l’usage exclusif de matières secondaires, et en utilisant le moins d’énergie possible : en favorisant les assemblages mécaniques plutôt que les assemblages chimiques je réduis l’impact environnemental de mon travail au minimum.

« Le déchet n’existe pas » Cradle to Cradle, Michael Braungart et William McDonough (2002).

Cette phrase est particulièrement en phase avec ma démarche de création : selon moi, tous les matériaux possèdent la capacité de devenir des créations. L’installation « Déchets Sauvages » serait une mise en pratique de cette idée où touts les déchets se transforment en un ensemble considérable et unique.

Cette installation fonctionne sur un principe de cycle fermé, sans apport de matières premières, ni d’énergie autre que physique, humaine. Pour ce qui est des déchets, ils sont glanés localement, autour de mon atelier. La matière vouée à être brûlée, enterrée, autrement dit «sous-cyclée», est ici considérée comme une matière à haute valeur ajoutée. Elle acquiert cette valeur par la transformation manuelle. C’est un processus long, mais n’ayant quasiment aucun impact sur l’environnement. L’installation est conçue pour être démontée, triée puis réutilisée sous de nouvelles formes dans d’autres projets, et ainsi adaptable à d’autres espaces et environnements, pour une création et un recyclage infinis. Notons également qu’aucun objet ou matière n’est utilisée « gratuitement » : je fais un travail constant de recherche concernant les propriétés intrinsèques de ceux-ci, pour les valoriser au mieux.

Cette installation est un exemple de création qui ne participe pas à l’épuisement des ressources, tout en ayant des dimensions monumentales et un impact visuel fort. Ce recyclage joyeux est stimulant pour les visiteurs qui comprennent d’un seul coup d’œil l’origine de l’œuvre et son processus de création.

L’œuvre proposée sensibilisera sans heurter les publics, par une vision écologique bénéfique qui préfère la fête et l’amusement à la culpabilité. Les déchets, non-dits de nos espaces quotidiens, invisibilisés semblent ne plus exister quand ils sont cachés de nos regards. Il s’agit dans cette installation de regarder le problème de face de façon apaisée et ludique.

Installation Végétale 2023

IMG_20221009_172509Préparation de la prochaine installation ” Déchets Sauvages”

Elle sera visible à Macparis printemps, du 30 mai au 4 juin 2023 au Design Bastille Center à Paris.

Déchets sauvages est un parcours immersif végétal. L’œuvre peut être vu comme un jardin extraordinaire très coloré, prolifique, mais aussi une ode à la nature et un média de sensibilisation a la surconsommation. Continuer la lecture de « Installation Végétale 2023 »

Exposition à la galerie LA QUINCAILLERIE, Veules-les-Roses

Exposition tout l’été 2022

à Veules les roses à la Galerie d’Art  “La Quincaillerie”

Installés depuis 2001 dans l’ancienne quincaillerie du village haut-normand de Veules-Les-Roses, Christelle Marais et Thierry Grenier exposent des artistes contemporains et défendent un univers visuel de la proximité, un melting-pop de styles, une esthétique généreuse à la portée de tous. Côté court, côté jardin… La galerie est le lieu de vie du couple, leur atelier, leur maison d’art… Continuer la lecture de « Exposition à la galerie LA QUINCAILLERIE, Veules-les-Roses »

la 60ème île

INSTALLATION ” LA SOIXANTIEME ÎLE “

Résidence, recherche avec la communauté de commune centre Morbihan à Saint-Jean-Brévelay, novembre 2021. Création d'une île en déchets, recyclage de déchets ménager, encombrants... avec la déchetterie de Saint-Jean-Brévelay et les habitants.
Résidence, recherche avec la communauté de commune centre Morbihan à Saint-Jean-Brévelay, novembre 2021. Création d’une île en déchets, recyclage de déchets ménager, encombrants… avec la déchetterie de Saint-Jean-Brévelay et les habitants.

et voilà l'île après un mois de résidence, les pièces du puzzle ont pris leur place. Visible à Saint-Jean-Brévelay pendant 1 an.

après 6 mois d'installation, l'île va bien, visible à Saint-Jean-Brévelay dans le Morbihan.

Construction de l'installation "la 60 eme île", du 1er au 26 novembre 2021. Assemblage de matériaux récupérés auprès des entreprises locales, des déchetteries du secteur, des habitants. Performance de recyclage.

Atelier dans la salle Kérivo à Saint Jean Brévelay, préparation des éléments, médiation, assemblages, matières...

Recherche des créatures : à pattes, rampants, à plumes, écailles... avec des déchets encombrants, ménagers. Recherche de techniques pour tenir dehors aux intempéries.

Recherche de végétaux : herbes, fleurs, algues, coraux... avec des déchets ménagers, vhs, bâches... Recherche de techniques sur les plastiques, les ligatures...

Résidence, recherche avec la communauté de commune centre Morbihan à Saint-Jean-Brévelay, novembre 2021. Création d'une île en déchets, recyclage de déchets ménager, encombrants... avec la déchetterie de Saint-Jean-Brévelay et les habitants.

Exposition novembre 2021 dans l'espace public des créatures de recherche pour la résidence. Saint-Jean-Brévelay, communauté de commune centre Morbihan.

Exposition de sculptures lumineuses dans les vitrines des commerces et à la médiathèque de Saint Jean Brévelay pendant le mois de novembre 2021.

Note d’intention
Angèle Riguidel
«La 60ème Île»
La Soixantième Île fait référence à ce qu’on appelle le 7ème continent, ce monstre de plastique1 qui fait 3 fois la superficie de la France et qui vogue sur l’océan Indien depuis sa découverte en 1997. Dans les faits, il semble que ces chiffres fassent plutôt référence à une concentration de micro- plastiques2 et non à un amas de déchets, mais le terme de « continent » laisse tout de même rêveur une fois la consternation passée. Si on parle d’île d’ici, c’est parce que le Morbihan en compte 59. Et la soixantième île serait la première île du département à se situer dans ses terres ! La Soixantième Île serait un support visuel et esthétique pour montrer l’impact réel de la surconsommation. L’idée est effrayante, mais serait joliment réalisée, et serait ainsi l’occasion d’un oxymore visuel qui séduit autant qu’il révulse. Si le sujet est terrible, la poésie n’est pas impossible, elle est même selon moi nécessaire pour toucher le public et le sensibiliser à un sujet contemporain incontournable tout en ouvrant l’imaginaire de chacun par l’émerveillement visuel. La Soixantième Île serait une expérience de recyclage en décalage avec mes projets précédents. Dans l’idéal, j’aimerais proposer aux habitants de la commune d’apporter leurs déchets sur le lieux de l’installation. Il s’agirait d’objets qu’ils auraient en temps normal déposé à la déchetterie ou sorti pour les encombrants. Si la matière vient à manquer, un accès à la déchetterie me permettrait d’avoir les éléments nécessaires à l’installation, pour être certaine d’avoir une multiplicité de matières, couleurs et textures. Pour ce qui est de la fabrication de l’île, le procédé serait le suivant. Après avoir réuni la matière apportée par les habitants et celle choisie à la déchetterie, le premier moment d’assemblage résidera dans le montage des reliefs avec les éléments les plus imposants (certainement ceux qui seront « sauvés » des encombrants). Cette première étape est la confection des éléments paysagers en volume (plages, arbres, côtes ou rochers). Chemin faisant, il s’agira de tout fixer et sécuriser. Quand l’Île trouve son volume, il faut la ligaturer, la visser, la boulonner et la coller pour former un tout qui pourra être exposé de façon stable pendant au moins un an et qui ne soit pas un danger pour un public aventureux. Enfin, l’étape finale consiste à faire habiter l’île : ce sont des monstres et chimères, tout droit sortis de nos poubelles qui peuplent un tel paysage. On imagine trop souvent l’apocalypse vide d’habitants, mais d’autres formes de vies peuvent surgir et être conçues dans un contexte imaginaire. Les créatures extraordinaires et monstres difformes peuvent entrer dans le même imaginaire que celui des habillages, en moules et coquillages. Des crustacés qui s’accrochent à cette île impliquent la preuve visuelle d’un temps et d’une nature qui reprennent le dessus. Mon travail est basé sur le recyclage depuis plus de vingt ans. Au fil des années et des expérimentations, j’ai acquis des techniques d’assemblage et de bricolage variées. Mais ce que j’ai certainement le plus musclé c’est ma capacité à voir et envisager les objets de façon astucieuse et poétique… 

texte rédigé avec Louise SIMON

Construction de la 60ème île, 100% recyclage de déchetsConstruction de la 60ème île en image.

Objets utilisés pour la composition de “La 60ème île”

  • RELIEF : palettes récupérées auprès des entreprises locales.
  • ROCHERS : bidons coupés de pétrole, eau de javel, dé-moussage…
  • SOL : tentes de camping, matelas pneumatique, tapis, sacs de houblon, poncho, toiles de parasol, toiles de jardinage, toile de barnum.
  • SABLE : pouches en toile de plastique, sacs de houblon, fond de tente de camping.
  • MER : fonds et tours de piscines crevées.
  • TERRE : tentes de camping.
  • HERBES : bouteilles et bidons verts lacérés et chauffés, sacs de houblon détissés.
  • ALGUES ET CORAUX : bouteilles bleues lacérés et chauffées, gaines d’eau froide tronçonnées, bâches bleues détissées.
  • ARBRES : filets de maraîchers cousus sur des grilles de sèche linge, tronc en tubes et gaines de chantier bleues, Pare-vue cousu avec du fil de fer, tiges en métal enrobées et tuteurs en plastique.
  • FLEURS : yaourts, petits suisses, crèmes dessert et filets de légumes ligaturés, chauffés, roulés, tiges avec casiers à bouteilles, grilles de sèche linge, grillages, bordures.
  • CREATURES :
  • AILERONS DE REQUINS : planche de plage en polystyrène gainée de bâche noire.
  • MOUSTIQUES : bouteilles d’eau, balles et grille de cage à lapin.
  • LIEVRE-lapin kangourou : pneus, semelles de chaussure.
  • ROUGE A 4 PATTES : bidons sur pied de chaise, tube de karcher, balais.
  • ESCARGOT : dérouleur et tuyau d’arrosage, gaine électrique, tube d’aspirateur.
  • SINGE : siège auto et aspirateur.
  • SERPENTS : tubes d’aspirateurs et selles de vélo.
  • 1000 PATTES : conduit de cheminée, tubes d’aspirateurs, morceau de moto enfant.
  • CRABE ROUGE : moto enfant recomposée.
  • PIEUVRE : pneus de VTT et chambre à air.
  • ARAIGNEE ROUGE : gaine d’eau chaude et flacon de lessive.
  • SCARABES : casques de vélo gainés de pneu, jeux de plage; pattes en grille de cage à lapin, fourreaux électriques.
  • ARAIGNEES NOIRES : grille de cage à lapin et fourreau électriques.

    la 60ème île, 100% recyclage de déchets
    la 60ème île, 100% recyclage de déchets.